Titre
Le siège et la reddition de Fort Sumter
Description
Fort Sumter, situé sur une île à l'entrée du port de Charleston, est occupé par une petite garnison de l'Union commandée par le major Robert Anderson. Les autorités confédérées de Caroline du Sud, considérant le fort comme étant sur leur territoire souverain, exigent son évacuation. Le président Lincoln, refusant de reconnaître la sécession et déterminé à maintenir la propriété fédérale, annonce son intention de ravitailler le fort avec de la nourriture (et non des armes ou des renforts en hommes), pour éviter de provoquer les premiers les hostilités. Le gouvernement confédéré, dirigé par le président Jefferson Davis, ordonne au général Pierre G. T. Beauregard d'exiger la reddition du fort avant l'arrivée des navires de ravitaillement. Après des négociations infructueuses, à 4h30 du matin le 12 avril, les batteries côtières confédérées ouvrent le feu. Le bombardement dure 34 heures. Le fort, mal défendu et à court de munitions, subit des dégâts mais ne compte aucun mort parmi ses défenseurs. Le major Anderson, après avoir épuisé ses moyens de défense et vu ses quartiers prendre feu, accepte les termes de reddition proposés par Beauregard. La garnison est autorisée à évacuer le fort le 14 avril après une salve d'honneur, et embarque pour le Nord. Cet échange de tirs, bien que peu meurtrier, constitue l'acte de guerre inaugural. Il galvanise immédiatement l'opinion publique des deux côtés : le Nord se rallie derrière Lincoln pour défendre l'Union, tandis que le Sud célèbre sa première victoire. Dans les semaines qui suivent, quatre États esclavagistes supplémentaires (Virginie, Arkansas, Tennessee, Caroline du Nord) rejoignent la Confédération, consolidant les lignes de fracture.
