Introduction
Reykjavik, dont le nom signifie 'Baie des Fumées' en islandais, est une capitale unique en son genre, à la fois cosmopolite et intimiste. Fondée officiellement en 1786, elle est aujourd'hui une métropole moderne qui concentre plus des deux tiers de la population islandaise. Son paysage urbain, dominé par la flèche futuriste de l'église Hallgrímskirkja, contraste avec la nature sauvage et volcanique qui l'entoure, offrant une qualité de vie exceptionnelle grâce à une énergie 100% renouvelable.
Description
Reykjavik s'étend sur la péninsule de Seltjarnarnes, avec un centre-ville compact et facilement explorable à pied. L'architecture est un mélange éclectique de maisons en tôle ondulée aux couleurs vives, de bâtiments fonctionnalistes et de constructions contemporaines audacieuses. La ville est organisée autour du vieux port, divisé entre le port de pêche historique et le port de plaisance moderne. Le lac Tjörnin, au cœur de la ville, est un lieu de rassemblement populaire, peuplé d'oiseaux. Les principales artères commerciales et culturelles sont Laugavegur et Skólavörðustígur. Malgré son statut de capitale, Reykjavik conserve une atmosphère de petite ville, où la nature est omniprésente, des plages de sable noir aux sources chaudes comme le Blue Lagoon à proximité.
Histoire
La région de Reykjavik fut le lieu du premier établissement permanent en Islande, fondé par le norvégien Ingólfur Arnarson vers 874 après J.-C., selon le Landnámabók (le Livre de la Colonisation). Pendant des siècles, ce ne fut qu'un modeste village de fermes. Ce n'est qu'au milieu du XVIIIe siècle que l'entrepreneur danois Skúli Magnússon, 'le Père de Reykjavik', y établit des ateliers de laine pour stimuler l'économie, jetant les bases du développement urbain. La ville reçut sa charte municipale en 1786. Sa croissance fut lente jusqu'au XXe siècle, accélérée par les deux guerres mondiales et l'indépendance de l'Islande en 1944, dont elle devint la capitale. La présence alliée pendant la Seconde Guerre mondiale et l'après-guerre apporta des infrastructures modernes. Le sommet historique entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev en 1986 y fut organisé, marquant un tournant dans la fin de la Guerre Froide.
Caracteristiques
Reykjavik se distingue par plusieurs caractéristiques majeures. Sur le plan énergétique, elle est entièrement chauffée par l'énergie géothermique provenant des sources chaudes souterraines, une première mondiale qui en fait une ville extrêmement propre. Son climat est subpolaire océanique : les hivers sont relativement doux mais venteux, et les étés frais, avec des nuits presque inexistantes en juin (soleil de minuit) et des journées très courtes en décembre (nuit polaire). Culturellement, c'est un hub dynamique avec une scène musicale internationale (de Björk à Sigur Rós), de nombreux musées (le Musée National, le Musée des Sagas, le Perlan), et une vie nocturve légendaire concentrée le week-end. C'est aussi le point de départ pour explorer les phénomènes naturels islandais : le Cercle d'Or (Geysir, Gullfoss, Þingvellir), les aurores boréales et les glaciers.
Importance
En tant que capitale, Reykjavik est le siège du gouvernement, du parlement (Alþingi, l'un des plus anciens du monde) et de la présidence. Elle concentre l'essentiel des activités économiques du pays, notamment dans les secteurs de la finance, des technologies de l'information et du tourisme, qui a explosé depuis les années 2000. Son importance géopolitique dépasse sa taille, due à sa position stratégique dans l'Atlantique Nord, entre l'Europe et l'Amérique. Reykjavik est un laboratoire pour les énergies vertes et le développement durable, servant de modèle pour les villes du futur. Elle joue également un rôle central dans la diffusion et la préservation de la culture et de la langue islandaise.
