Introduction
Kampala, capitale de l'Ouganda, est une métropole vibrante et en pleine expansion, nichée parmi sept collines principales (et bien d'autres aujourd'hui). Fondée sur le site d'un ancien terrain de chasse royal du royaume de Buganda, elle est devenue le cœur politique, économique et culturel du pays. Avec une population dépassant les 1,5 million d'habitants, c'est l'une des villes à la croissance la plus rapide d'Afrique, caractérisée par un paysage urbain contrasté où se côtoient gratte-ciel modernes, marchés animés et sites historiques.
Description
Kampala s'étend sur une série de collines, chacune ayant historiquement une fonction distincte. La colline de Nakasero abrite le centre des affaires et les quartiers gouvernementaux. Kololo est une zone résidentielle et diplomatique huppée. Old Kampala, sur la colline de Kampala proprement dite, est le noyau historique. La ville est un carrefour commercial majeur, avec le marché de Nakasero et le marché Owino, l'un des plus grands marchés en plein air d'Afrique de l'Est. Son économie est diversifiée, incluant la finance, les télécommunications, le tourisme et les services. Malgré son urbanisation, la ville conserve des espaces verts notables comme les Jardins botaniques de l'Université de Makerere et les rives du lac Victoria à proximité. Les transports sont dominés par les motos-taxis (boda-boda), symbole de sa mobilité informelle et dynamique.
Histoire
La région de Kampala était à l'origine le terrain de chasse des rois (Kabakas) du Buganda, notamment des antilopes (impala), d'où le nom 'Kampala' (la colline des impalas). Les Britanniques, sous la direction de Frederick Lugard, y établirent un fort en 1890 pour la Compagnie impériale britannique d'Afrique de l'Est. En 1905, Kampala fut désignée capitale du protectorat britannique de l'Ouganda, supplantant Entebbe. La ville se développa autour du fort, des missions religieuses et du palais du Kabaka. Après l'indépendance en 1962, Kampala devint la capitale de la nouvelle nation. Elle souffrit considérablement durant les années de dictature d'Idi Amin Dada (1971-1979) et la guerre civile qui suivit, avec un déclin économique et des destructions massives. Depuis la fin des années 1980, la ville connaît une reconstruction et une croissance spectaculaires, redevenant un pôle régional majeur.
Caracteristiques
Kampala se distingue par sa topographie vallonnée, offrant des vues panoramiques sur la ville et le lac Victoria. Son climat est tempéré par l'altitude (environ 1 200 mètres), avec des températures agréables toute l'année et deux saisons des pluies. La société kampalaise est extrêmement diverse, reflétant la mosaïque ethnique de l'Ouganda, avec une forte présence des Baganda, l'ethnie locale. C'est un centre éducatif de premier plan, abritant la plus ancienne et prestigieuse université du pays, l'Université de Makerere. La vie culturelle est riche, marquée par une scène musicale active (afrobeat, dancehall), un théâtre vivant au National Theatre et une cuisine de rue réputée (rolex : omelette roulée dans un chapati). L'architecture mélange des bâtiments coloniaux, des temples hindous, des mosquées (dont la mosquée nationale Gaddafi, imposante) et des églises de toutes confessions.
Importance
Kampala est le moteur économique incontesté de l'Ouganda, générant une part significative du PIB national. C'est le siège du gouvernement, du parlement et de la justice, ainsi que le centre des institutions régionales comme le Secrétariat du Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA). La ville joue un rôle crucial en tant que plaque tournante des transports pour l'Afrique des Grands Lacs, avec l'aéroport international d'Entebbe à 40 km. C'est également un hub diplomatique, accueillant de nombreuses ambassades et organisations internationales. Culturellement, Kampala influence toute la région par ses médias, sa production cinématographique (Pearl Magic) et sa scène artistique émergente. Ses défis (embouteillages, pression sur les infrastructures, inégalités) sont typiques d'une métropole africaine en croissance rapide, faisant d'elle un laboratoire des transformations urbaines du continent.
