Introduction
Amman, capitale du Royaume hachémite de Jordanie, est une ville de contrastes saisissants où l'antiquité et la modernité coexistent harmonieusement. Perchée sur un plateau vallonné, elle s'étend aujourd'hui sur dix-neuf collines et constitue le cœur palpitant de la nation, abritant près de la moitié de la population du pays. Ville d'accueil et de commerce depuis des millénaires, elle est devenue une plaque tournante régionale pour la diplomatie, les affaires et le tourisme.
Description
Amman présente un paysage urbain distinctif, avec ses bâtiments en pierre calcaire blanche ou ocre qui lui valent le surnom de 'ville blanche'. Le centre-ville historique, connu sous le nom de 'Al-Balad', contraste avec les quartiers modernes et aisés de l'ouest, comme Abdoun et Sweifieh. La ville est organisée autour de grands cercles (rond-points) qui structurent la circulation. Malgré son expansion rapide et son trafic dense, Amman est réputée pour sa sécurité et son hospitalité. Elle offre une scène culturelle vibrante avec des musées de renom (comme le Musée Jordanien), des galeries d'art, des théâtres et une cuisine de rue animée. La Citadelle (Jabal al-Qal'a) et le théâtre romain, situés en son centre, en sont les symboles historiques les plus visibles.
Histoire
L'histoire d'Amman remonte au néolithique, mais elle connaît son premier âge d'or sous le nom de Rabbath-Ammon, capitale du royaume ammonite vers 1200 av. J.-C. Conquise par les Assyriens, les Babyloniens, puis les Perses, elle est rebaptisée Philadelphia par les Ptolémées d'Égypte en l'honneur du souverain Ptolémée II Philadelphie. Intégrée à la Décapole romaine, elle prospère et se pare de monuments comme le théâtre et le nymphée. Sous les Byzantins, elle devient un siège épiscopal. Après une période de déclin sous les Omeyyades et les Abbassides, la ville est pratiquement déserte pendant des siècles, n'étant plus qu'un petit village. Sa renaissance moderne commence à la fin du XIXe siècle avec l'arrivée de Circassiens ottomans. Elle est désignée capitale de l'Émirat de Transjordanie en 1921 par l'émir Abdallah Ier, lançant une croissance spectaculaire accélérée par les vagues de réfugiés palestiniens (1948, 1967) et plus récemment irakiens et syriens.
Caracteristiques
Amman se caractérise par sa topographie accidentée, construite sur une série de *jabals* (collines) et de *wadis* (vallées). Son climat est méditerranéen semi-aride, avec des étés chauds et secs et des hivers frais et pluvieux, parfois neigeux. D'un point de vue démographique, c'est une ville jeune et cosmopolite. L'arabe est la langue officielle, mais l'anglais est très répandu dans les affaires et l'éducation. Sur le plan architectural, la ville mêle vestiges antiques, quartiers traditionnels du début du XXe siècle et tours de verre et d'acier contemporaines. La cuisine jordanienne y est à l'honneur, avec des plats comme le *mansaf* (plat national à base d'agneau, de riz et de *jameed*, yaourt séché) et le *falafel*.
Importance
Amman est le centre névralgique de la Jordanie, concentrant les institutions gouvernementales, le Parlement, le palais royal et les ambassades. C'est le moteur économique du pays, avec une activité centrée sur les services, la finance, le tourisme et les industries légères. La Bourse d'Amman (ASE) est la principale place financière du royaume. Sur la scène internationale, Amman joue un rôle diplomatique crucial, souvent décrite comme une 'île de stabilité' dans une région troublée, et accueille de nombreux sommets et conférences régionaux. C'est également une porte d'entrée majeure pour les touristes visitant les joyaux du pays : Pétra, le Wadi Rum et la mer Morte. La ville sert enfin de refuge et de centre humanitaire pour des centaines de milliers de réfugiés, abritant le siège d'importantes organisations internationales.
